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Beignets de soja noir – Uzhunnu vada

L’un des aspects de la cuisine indienne que je trouve le plus fascinant est la street food, toute ces délices que l’on peut manger à tous les coins de rue. Lors de mon dernier voyage, nous avons avec Isabelle dégusté beaucoup de belles choses au cours de nos pérégrinations : pani puri, samosas, chole chaat, vada…. ont ponctués nos différentes étapes. Isabelle m’a vivement encouragé à photographier cette cuisine de rue, faite de gestes simples mais toujours très précis et très beaux comme ici, dans une toute petite cahute au Central Market de Bangalore.

Les « uzhunnu vada » comme nous les appelons au Kerala sont des beignets à base de soja noir pelé, relevé d’épices ayant la forme d’anneaux. On les sert généralement avec un chatni de noix de coco dans le Sud de l’Inde. J’aime tout particulièrement leur goût et leur texture, à la fois aérienne et croquante.


Ingrédients pour 12 pièces

200 g de soja noir pelé (urad dal)

3 grosses échalotes

10 feuilles de cari

1 morceau de piment vert de 2 cm

1 morceau de gingembre de 3 cm

1 cuillerée à café de levure chimique

½ cuillerée à café de sel

Huile pour la friture

Lavez le soja noir pelé et faites-le tremper dans l’eau froide pendant 4 heures.

Épluchez et émincez les échalotes. Lavez et coupez finement les feuilles de cari.

Égouttez le soja et mixez-le jusqu’à obtenir une pâte parfaitement lisse. Ajoutez le piment et le gingembre. Salez et mixez encore un peu. Déposez la pâte dans un saladier. Incorporez les échalotes, les feuilles de cari et la levure. Mélangez bien et laissez reposer 30 minutes minimum.

Partagez la pâte en 12 portions. Sur une feuille de papier d’aluminium huilée, étalez, avec vos doigts mouillés, chaque portion de pâte en un cercle de 5 centimètres de diamètre ; faites un trou au milieu pour former des anneaux.

Faites chauffer l’huile dans une friteuse. Plongez-y les anneaux au fur et à mesure et laissez-les dorer à feu moyen 3 minutes de chaque côté.


Égouttez les beignets sur du papier absorbant. Servez-les chaud.

Initialement publié le 13 avril 2010 sur « Tu me Fileras la Recette »

21 comments

  1. Bonjour Beena,
    à l’Ile Maurice, je raffole de ce genre de nourritures, dans la rue, toujours à l’affut de tout goûter….J’ai souvent droit à de gentilles moqueries de mes amies sur l’hygiène dont je devrais me méfier, sur la qualité, les trucs bizarres, etc…mais rien n’y fait, c’est plus fort que moi…et ayant l’estomac très solide, je ne m’en prive pas…J’essaie de les répertorier: photos, recettes….J’ai acheté un livre il y a 2 ans, d’un anglais qui a répertorié à travers le monde, les mets des rues avec recettes, j’adore ce livre, ça me correspond très bien…
    A bientôt,
    Marie-Laetitia

      1. Personnellement, j’aime beaucoup « Street Food of India » chez Roli Books. Le « Take Away » chez Aubanel est sympa aussi mais je ne crois pas qu’il parle de l’Inde.

      2. Voici les réf du livre tout en anglais (avec qque retard, je l’avais prêté!!):
        « Street Food, recreating the world’s most authentic tastes » de Tom Kine – Ed Dorling Kindersley Ltd – 2007 – (ISBN 978 1 4053 1580 7).
        Tom Kine, chef et consultant, a réparti son périple par chapitres: pays, recettes, petit journal de bord, menus. J’ai essayé, avec succès, qques unes des recettes.
        Bon régal…..

    1. Je ne crois pas aux idées reçues en matière d’hygiène. A mon avis, la street food est plutôt saine car par définition le vendeur cuisine avec des produits frais du jour, qui n’ont pas traîné dans un frigo mal entretenu… La seule chose dont je me méfie, ceux sont plutôt les produits crus.

  2. Le plus épatant, dans cette « street » food, c’est que sous ses airs de petits trucs à grignoter, il y a véritablement un dosage d’épices précis et un vrai tour de main!
    C’est ce que je retiens de cette cuisine indienne, trop souvent considérée comme juste épicée et anodine au vue de la cuisine française, alors qu’il y a un soucis du détail récurrent, non par snobisme, mais par simple amour de ce que chacun prépare, ou plutôt crée devrais-je dire… Et le temps de préparation ou repos ne semble pas compter.
    Comme quoi ne jamais confondre « street » food et fast food.
    ça me fait penser aux taralli italiens… Et j’imagine ça merveilleusement en apéro avec une bière IPA aux arômes de houblons exotiques…. d’ailleurs n’est-ce pas la bière traditionnellement brassée par les anglais pour leurs colonies indiennes?!… (IPA = indian pale ale)
    Merci pour ce petit moment d’enthousiasme!!!

  3. Petite correction pour les puristes : c’est pas indian pale ale mais INDIA pale ale!!!!!
    Pour quelqu’un qui se veut amateur de bières c’est honteux!

  4. Ben je ne peux que vivement conseiller d’essayer car ça fait souvent des merveilles avec la cuisine exotique et ça n’a rien avoir avec les bières dites traditionnelles et qui sont des breuvages insipides industriels alors que les bières dites spéciales, qui sont en réalité le fruit d’une longue tradition brassicole, et qui se servent soit dit en passant à 8-10 degrés sont très riches en arômes, avec une amertume qui nettoie les papilles à chaque gorgée avec des plats épicés.
    Essai tout simple, car bière facile à trouver: la très classique belge Duvel (arôme de citron confit, de poire et de houblons floraux, bonne sécheresse en bouche avec une amertume pas trop tranchante qui laisse un arrière-goût houblonné et levuré) avec un fish molee, honnêtement c’est mieux que bien des vins. Attention à ne pas secouer la bouteille et laisser le dépôt de levures, un pouce, au fond de la bouteille! Il pourra être bu dans un second temps.
    Je tiens à préciser que je ne veux pas lancer un débat bière-vin, car les deux m’animent tout autant…
    N’empêche que ces beignets me donne vraiment envie!

  5. quelles belles photos, la cuisine de rue , pour ma part, me permet de cerner au plus prêt la culture culinaire du pays et les échanges sont souvent plus intenses .
    J’ai encore dans ma mémoire, des petits pains à la vapeur farcies de viande achetés dans une rue de Hoi An au Viet Nam et ces feuilles farcies de riz gluant cuisinées dans d’énormes chaudrons disposés dans de petites ruelles remplies de vapeur….des rencontres souvent magiques…
    à+

  6. Autant je sais ce que ce sont des feuilles de cari, j’en ai plein mon jardin ici à Maurice, autant je ne connais pas le soja noir!
    C’est une sorte de grains secs? Car si c’est le cas, je pourrais essayer avec une des sortes de dhall que je trouve ici.

  7. J’ai des graines de soja noir dans mon placard depuis très longtemps et je ne sais pas quoi en faire. Pensez-vous que je pourrai les faire tremper, les peler et les utiliser pour cette recette?

    1. Je pense que la peau n’est pas gênante dans cette recette. En général, lorsqu’on fait tremper le soja noir, une bonne partie de la peau de détache naturellement : il suffit ensuite de frotter les graines entre les doigts pour avoir quelque chose de presque parfait sans effort !

      1. Je vais essayer. Je n’avais jamais fait de recettes indiennes auparavant, mais depuis que j’ai découvert ce superbe site j’enchaîne des recettes les unes plus délicieuses que les autres. merci beaucoup.

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